
Le projet de roman « Le Pénitent » a vu le jour à l’été 2020, au détour d’une publication Reddit sur un forum dédié aux idées de scénarios. L’idée de base était très simple, mais m’a immédiatement séduite.
People can choose to either work for a living or accept a government handout. This handout is unlimited, you can literally spend a million dollars a day if you so wished except that every dollar taken counts as an entry into the national Death Lottery – the ultimate form of population control.
À partir de ce postulat, j’ai décidé d’imaginer la façon dont pourrait s’articuler une société autour d’un tel système. J’ai ensuite choisi de placer l’histoire aux États-Unis dans un futur proche et d’imaginer l’histoire de Liam Bryant dans cet univers. D’ailleurs, si jamais vous vous posez la question, oui, le nom de mon héros est bien inspiré du joueur Kobe Bryant, mon idole de jeunesse.
Me voilà donc en août 2020 avec mon squelette de roman couché sur papier et prêt à dérouler mon manuscrit. Bien aidé par le challenge du NaNoWriMo, j’arrive à compléter le premier jet du roman en 9 mois. Tout excité d’avoir complété mon texte, je le soumets, la fleur au fusil, au concours du premier roman jeunesse organisé par Gallimard. En parallèle, grâce à des retours de bêta-lecteurs et bêta-lectrices recrutés dans mon entourage, je commence à effectuer plusieurs corrections pour affiner le texte.

Sans surprise, ma soumission au concours du premier roman est classée sans suite. Une conséquence tout à fait logique lorsque l’on envoie un premier jet, d’autant plus quand il s’agit du tout premier roman que l’on écrit. Mais mon projet ne reste pas à prendre la poussière pour autant et je continue de corriger les différents chapitres au fur et à mesure des retours de mes bêta-lecteurs et bêta-lectrices.
Après des mois de correction et des heures passées à peaufiner, je franchis le pas en décembre 2021 en envoyant mon manuscrit corrigé à plusieurs maisons d’édition, le cœur empli d’espoir. Cette fois-ci j’y crois, ça va marcher ! Mais comme vous vous en doutez, une fois de plus, le succès n’est pas au rendez-vous. Et oui, comme dit Orelsan : « si c’était si facile, tout le monde le ferait ».
Pour débuter ce nouvel arc de corrections, je me base sur les précieux conseils envoyés en compagnie de certains refus. Je découvre dans la foulée le forum Cocyclics, communauté regroupant des centaines d’auteurs et d’autrices d’imaginaires, où je vais apprendre tout un tas de nouvelles choses sur l’écriture et ses codes. Je prends également contact avec une éditrice professionnelle, Bleuenn Guillou, qui me soufflera des directives supplémentaires pour améliorer mon projet.
Ces deux évènements me permettent de développer une approche tout à fait nouvelle de l’écriture, qui passe de stade de simple hobby à une activité très sérieuse pour laquelle je veux m’investir à fond. Je commence ainsi à multiplier les discussions, les rencontres et les lectures, en parallèle du travail sur mon projet de roman, afin d’engranger un maximum de connaissances autour de l’art de l’écriture.
C’est armé de tout un tas d’enseignement très utiles que j’ai pu reprendre la correction de mon roman au début de l’année 2022, avec un œil neuf. Et si ce manuscrit est désormais terminé et en cours d’envoi à des maisons d’édition, il est loin de constituer une fin en soi. Je continue d’apprendre et je planifie désormais de me lancer dans l’écriture d’un nouveau roman de science-fiction dans le courant de l’année 2024.